
Des pavés blancs et lisses disposés dans des corbeilles boulangères.
D'une pâleur inquiétante.
Au café, à la nougatine, au chocolat, aux pignons, nature, à la pistache, aux amandes. Petites ou grandes.
Lisses ou striées. Passées à la poche à douille.
Ce ne sont que les blancs restants des gâteaux qui passent dans cette opération. ô délicieuse pourtant !
Avec ... du sucre blanc.
D'où leur teint malade.
Des années durant, la Moumlle a tatonné pour trouver la technique qui ferait que ces sacrées meringues resteraient au stade "non-brûlées".
Qu'elles terminent bombées.
Présentables.
Mangeables surtout. Car la présentation ... c'est le goût qui compte !
Ensuite ce fut à moi à tenter les blancs d'oeuf de me jouer des tours.
Malins.
Une fois ... Cuites à point, pas trop retombées. Mais pas le goût ...
Deux fois ... creuses dessous. Et une sale touche de grillé dans la bouche.
Trois fois ... Yhira ! Blanches (enfin dorées, car je n'utilise pas de sucre blanc, mais du sucre roux). Nettes. Rondes. Bombées. Le goût y est. Le craquant. L'élasticité au centre.
Le bonheur.
Après tant d'essais ...

Alors où réside le petit truc qui a fait ?
La touche d'acidité.
Du citron ou du vinaigre.
La recette pour laquelle j'ai opté mettait du vinaigre ... au début je n'y ai pas crut, auraient-ils fait une erreur ?
J'ai essayé, à tout hasard, en me disant que ce serait immonde.
Puis une bouchée ... les yeux fermés de la déliciosité.
On ne se lance dans cette recette que si l'on dispose de certains ingrédients.
- Des blancs d'oeuf, 2
- Du sucre (roux) en poudre, 150 grammes
- Du sucre glace (bio), 2 cuillères à café
- Du vinaigre (blanc)(J'ai pris du "rose", le seul que je possède), 1 cuillère à café ou du citron, la même dose
- Du sel, 1 pincée
Les blancs sont encore plus opérationnels lorsqu'ils ont passé quelques jours au frigo, séparés de leurs jaunes. Mais ça n'est pas indispensable.
Sachez que les blancs d'oeufs ne s'abîment pas de sitôt, lorsqu'on les laisse errer dans un frigo.
Et il y a moulte utilisations pour les recycler !
Ainsi que les jaunes éventuellement orphelins, si vous n'avez daigné attendre d'avoir des blancs seuls par la force de la cuisine effectuée.

Monter les blancs en neige avec la pincée de sel.
Quand ils sont fermes, ajoutez-leur le sucre (roux) en poudre, petit à petit (Pas d'un seul coup ! ... Ca gicle ... ; Parole de testeuse), qui va jouer le rôle de "serrer" les blancs.
Le vinaigre vient rejoindre la préparation, puis le sucre glace.
Finir de battre jusqu'à ce que la pâte soit bien toute de la même couleur et assez lisse (Le sucre la laisse granuleuse).
Elever de petits dômes à la poche à douille. Ou encore à la cuillère, à défaut de posséder l'ustensile adéquat. Ca en revient au même.
Espacés, mais sans exagération, ils ne s'étaleront pas.
Faire sécher au four entre 1h et 1h30, elles doivent être toutes légères lorsque l'on passe une lame de couteau dessous pour les sous-peser.
Et ne pas prendre une teinte marronnasse. Sinon l'arrière-goût sera celui-ci !
La température du four doit être comprise entre 110 et 120 ° C.
(Je rappelle que mon four ne respectant pas les thermostat ni les températures, je le règle toujours sur le thermostat 4)
Dans ce cas précis, je cuis porte entre-ouverte (Grâce à une paire de patounes. Eh eh, j'en ai deux ! Merci Moumlle couturière)

Ensuite lorsque vous métriserez bien la recette (ce qui est fort facile à atteindre, comme expérience, d'une part par l'exellentisime souvenir gustatif que laisses ces gourmandises, d'autre part par la facilité de la recette. De plus, on peut très bien aller faire autre chose pendant la cuisson, qui est un peu longue ... ce serait le seul reproche que ej ferais à la préparation, car le four allumé pendant près d'1h30 et entrouvert ... ça consomme !)
Lorsque vous aurez cette élaboration dans la tête et qu'elle plaira à du monde (même qu'à vous !) il est amplement possible de s'aventurer dans des variantes.
Comme les boulangeries.
Toutes les idées sont bonnes.

L'autre jour par exemple, j'ai fait un centre composé de pralin élaboré à partir de noisettes,

amandes, sucre et noix de coco (idée) quelque
peu humidifié, pour pouvoir se modeler. De chocolat (cacao, sucre, eau). Et de ce même "pralin" aglutiné.
Le tout enfermé dans la pâte à meringue. Et décoré de coulures de chocolat (le même que précédemment).
Des photos pour illustrer tout ça ?
Bien sûr !
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